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oct 18 2009

Conférence de presse commune de l’opposition de HAGUENAU

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Article des DNA du jour, suite à la conférence de presse commune de l’opposition à Haguenau :

L’opposition exprime son « ras-le-bol »

Mercredi soir au conseil municipal de Haguenau, la délibération portant sur l’acquisition de terrains au quartier Thurot a poussé l’opposition (*) à quitter la salle. Hier, Hugues Heinrich, Denis Garcia, Luc Lehner et quelques uns de leurs colistiers ont tenu une conférence de presse pour revenir sur la signification de leur geste et exprimer leur « ras-le-bol ».
C’est en quelque sorte la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les trois leaders de l’opposition de droite au conseil municipal de Haguenau sont vraiment en colère. « Nous en avons discuté avant le conseil municipal et nous sommes arrivés à la même conclusion pour dire que c’était inadmissible », expliquent-ils.

« Tenus à l’écart »

Mercredi soir, Hugues Heinrich, Denis Garcia et Luc Lehner ainsi que leurs colistiers ont quitté la salle du conseil municipal de Haguenau au moment où était évoquée l’acquisition de terrains au quartier Thurot. A la lecture des documents transmis par la majorité municipale, les élus de l’opposition ont estimé que le projet était bouclé d’avance et qu’ils avaient été tenus sciemment à l’écart de tout débat le concernant. D’où leur sortie spectaculaire qui est, selon eux, l’expression d’un « ras-le-bol ».
« Nous sommes systématiquement tenus à l’écart des décisions et mis devant le fait accompli », ajoutent-ils, en évoquant aussi les projets de restructuration de l’espace gare et de la voie de liaison sud. « Ce n’est pas juste une saute d’humeur ! »
Un manque d’information et de consultation qui le dispute au « mépris », disent-ils. « Il ne faut pas oublier que nous sommes nous aussi les représentants des Haguenoviens, complètent Hugues Heinrich, Denis Garcia et Luc Lehner. A travers nous, le maire se moque d’une bonne partie de la population. C’est grave ! » De plus, les élus de l’opposition reprochent à Claude Sturni de ne pas mettre ses actes en adéquation avec ses paroles : « Il déclare vouloir travailler avec nous mais, dans les faits, ce n’est pas le cas. »

« Un comité de ville »

Bref, à leurs yeux, tout cela n’est pas bon pour le débat démocratique local, alors que Haguenau se retrouve à la croisée des chemins avec des décisions à prendre lourdes de conséquences pour son avenir. « Il faut que le maire apprenne à travailler avec l’opposition, soulignent-ils encore. Nous voulons apporter notre contribution. La balle est désormais dans son camp… »
Et de lancer un appel à la création d’un « comité de ville » qui réuniraient élus et représentants de la société civile. Une instance de concertation qui pourrait constituer une force de proposition pour les grands dossiers urbanistiques en cours de la commune.

Jean-Marc Jankowski

(*) A l’exception de la socialiste Leilla Witzmann.
Édition du Dim 18 oct. 2009

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oct 16 2009

Conseil municipal de HAGUENAU du 14-10-09 : Article DNA

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L’opposition quitte la séance

La discussion hier soir au conseil municipal de Haguenau autour du dossier concernant l’acquisition de terrains du quartier Thurot promettait d’être houleuse. Elle a finalement tourné court. « En colère » et « triste » face aux méthodes de Claude Sturni dans ce dossier, l’opposition - à l’exception de Leilla Witzmann - a quitté la séance.

Le sourire était de rigueur quelques minutes avant le début de la séance. Quelques instants plus tard, difficile d’en trouver un sur les visages des élus du conseil municipal de Haguenau. Et pour cause, le lourd dossier du quartier Thurot était sur la table. L’assemblée réunie hier soir étudiait l’acquisition par la Ville de cinq parcelles représentant une surface totale de 92 306 m², pour un montant de 2 695 000 €. La discussion a finalement débouché sur le départ définitif de la séance de l’opposition, à l’exception de Leilla Witzmann.

Projet de construction de 300 logements

Sur le principe d’achat de ces terrains, destinés à créer un éco-quartier, l’assemblée était unanime. C’est sur la manière que cela a coincé. « Cela fait des années que l’on demande ce que l’on fera de ce quartier. Vous nous répondez : circulez, il n’y a rien à voir, décoche Denis Garcia. Le retour sur terre a été brutal. A ma stupéfaction, la lecture des documents laisse apparaître qu’il y a des discussions. Ça réfléchit, ça bouillonne et il y a des prises de décision. » Un rapport d’évaluation de France Domaine évoque effectivement le projet d’aménagement du site, qui prendrait la forme d’une ZAC : « Une première partie sera consacrée à la réalisation d’un pôle tertiaire et d’équipements publics - groupe scolaire, pôle culturel et de service public, “espace de manifestations” -, avec une ouverture sur la rue de la Redoute pour mettre un accès direct vers la gare et le centre-ville. Une deuxième partie sera dédiée à l’habitat par la construction de 300 logements (collectifs et individuels) et au sein de laquelle une fraction de 72 logements sera conservée par le ministère de la Défense. »
« Ainsi, ce soir nous votons pour l’achat d’un terrain mais également pour un projet déjà à moitié conçu alors que vous nous dites toujours que rien n’est prévu et qu’il faut vous faire confiance, poursuit le leader centriste. Je suis scotché. Vous m’avez bluffé. »

« Ça tient de la manoeuvre, renchérit Hugues Heinrich. Ce projet est ficelé au mètre carré avant même la concertation. Vous vous appuyez sur des études que l’on n’a jamais vues. La méthode est écoeurante. C’est du mépris et du cynisme. »

« Arrêter de nous prendre pour des imbéciles »

Même discours du côté de Luc Lehner qui fustige également la gestion de ce dossier par Claude Sturni. « Silence. Vous ne dites rien de vos réflexions. Avec votre entreprise de communication, l’Agora, vous avez fait croire que vous évoquiez les grands sujets avec les concitoyens. Il n’en est rien. L’opposition vous a proposé ses services pour parler de cet enjeu majeur pour l’aménagement de la ville. Vous nous avez répondu : dormez tranquille. La politique, c’est être transparent, faire partager les projets. Il faut donc arrêter de nous prendre pour des imbéciles. »
Et l’opposition, en guise de protestation, de se lever comme un seul homme et de quitter définitivement la séance. L’assemblée, quelque peu abasourdie par ce « coup d’éclat », tente de reprendre ses esprits. Leilla Witzmann, restée à son siège, prend la parole pour critiquer « cette politique de la chaise vide tout en comprenant leur réaction ». L’élue socialiste en appelle à la « communication avec l’opposition pour ramener la sérénité dans l’assemblée ».

« Moi aussi, je suis triste et en colère »

Claude Sturni, muet jusque-là, semble touché par le flot de critiques. Pour autant, « je ne retire rien. Moi aussi, je suis triste et en colère. J’ai envie de travailler avec l’ensemble des groupes. Il ne s’agit pas d’interpréter et de chercher autre chose. Nous discuterons ensemble de l’avenir du quartier Thurot. »
Et de poursuivre : « Il est important de ne pas monter sur ses grands chevaux et d’être en ordre de marche. Seul le découpage des terrains est écrit noir sur blanc. Pour le reste, il faut travailler. »
Les élus ont finalement voté à l’unanimité le projet d’acquisition des parcelles. Et le conseil a repris son examen des différents points à l’ordre du jour. Comme d’habitude, ou presque.

Amandine Hyver
Édition DNA du Jeu 15 oct. 2009

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jan 04 2009

4 janvier 2009 - DNA Haguenau

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Les échos

Polémique autour de la visite de Devedjian

Mardi, le ministre en charge de la Relance, Patrick Devedjian, était en visite en Alsace et notamment au quartier Saint-Joseph de Haguenau. Le maire, Claude Sturni, lui a présenté les lieux, les travaux qui viennent d’y être faits, et ceux prévus. Mais il a bien évité de lui exprimer, du moins en public, tout ce que la municipalité pense, ou a pensé, du rôle de l’Etat dans les politiques locales.
En novembre 2006, son prédécesseur Pierre Strasser fustigeait ainsi, en évoquant les projets de rénovation du quartier Saint-Joseph qui n’avançaient pas, « l’écart abyssal entre le discours de l’Etat et ses actes en matière de politique de la ville ». Des propos que Claude Sturni a repris, quasiment dans les mêmes termes, lors de la dernière réunion du conseil municipal. « L’Etat fait un grand écart entre les moyens qu’il nous donne et les ambitions qu’il a pour nous en matière d’investissement », avait-il déclaré.
L’opposition n’a pas oublié ces propos à l’heure de la visite ministérielle. Sur son blog, Hugues Heinrich (UMP) se demande si le maire a dit « de vive voix » à Patrick Devedjian « tous les reproches qu’il adresse à l’Etat en séances du conseil municipal, l’accusant de se trouver à l’origine de tous les maux et obstacles que rencontre la municipalité ». Le conseiller municipal s’insurge en outre, avec le soutien de Luc Lehner et Denis Garcia, que l’opposition municipale n’ait été invitée à cette visite que le jour même de l’arrivée de Patrick Devedjian. « Le mépris s’installe comme mode de fonctionnement », déplore Hugues Heinrich, en faisant allusion à un incident similaire intervenu au début du mois

Édition DNA Haguenau du Dim 4 jan. 2009

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jan 01 2009

1er janvier - DNA Haguenau :

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Le tournant des municipales

La vie politique haguenovienne est entrée dans une nouvelle phase depuis le tournant des dernières élections municipales. Retour sur une période mouvementée.

Plus rien ne serait comme avant. La plupart des observateurs de la vie politique de Haguenau et les principaux acteurs de celle-ci étaient tombés d’accord sur ce point : plus rien ne serait comme avant les élections municipales de 2008. La « bataille » pour l’accession au fauteuil de maire a constitué un tournant.
Haguenau l’« apolitique », alors dirigée par un maire sans étiquette, Pierre Strasser, à la tête d’une équipe aux sensibilités diverses mais si peu affichées s’est subitement politisé. Et même si c’est un maire sans véritable étiquette, Claude Sturni - issu de la « majorité alsacienne », comme il le précise lui-même -, qui préside encore aux destinées de la ville aujourd’hui, les partis ont imprimé leur empreinte sur cette période, tandis que la communication politique prenait une place jusqu’alors inconnue pour la deuxième ville du Bas-Rhin.

Heinrich décomplexé

Il faut dire que le scénario était idéal. En fait, il faut remonter à début 2007 pour trouver le premier détonateur de ce changement de moeurs à Haguenau : l’entrée en scène de Hugues Heinrich, le fils de l’ancien maire Alphonse Heinrich, qui proposa la rupture aux électeurs haguenoviens dans le plus pur « Sarko-style ». Second tournant : le retrait de la vie politique de Pierre Strasser, qui donna lieu à un suspense de quelques semaines sur le nom de son successeur.
Tout s’est ensuite accéléré : tandis qu’un Hugues Heinrich décomplexé trouvait le bon tempo et se positionnait en favori logique, raflant au passage l’investiture UMP au nez et à la barbe d’un Luc Lehner dépité mais bien décidé à en découdre avec le soutien du Parti radical, les uns et les autres cherchaient la parade. A commencer par Claude Sturni : le démarrage de la campagne de l’ancien adjoint à la culture de Pierre Strasser fut plutôt poussif mais il réussit à trouver un nouveau souffle au début de l’année 2008, devenant le plus sérieux rival d’un Hugues Heinrich dont l’assurance allait pourtant grandissante.
Principal contradicteur de Pierre Strasser durant la mandature qui s’achevait, engagé sous l’étiquette du Modem, Denis Garcia, quant à lui, restait dans la course, traçant son sillon avec une apparente modestie… A l’invitation des DNA, les cinq candidats en lice se retrouvèrent à la table d’un débat public qui constitua un point culminant de tension entre les prétendants au fauteuil de maire. Débat pendant lequel la socialiste Leilla Witzmann - la seule qui n’avait rien à perdre - montra une pugnacité qu’on ne lui connaissait pas, à l’inverse d’un Hugues Heinrich dont l’attitude très en retrait et en tout état de cause peu en phase avec le dynamisme de sa campagne a surpris tout le monde, y compris dans son propre camp.

La surprise Sturni

Arrivé en tête au soir du premier tour, Hugues Heinrich croyait néanmoins avoir réalisé le plus dur. La période de l’entre-deux-tours lui fut fatale. Alors que quatre listes étaient encore au départ du second tour - Denis Garcia et Luc Lehner fusionnant les leurs -, Claude Sturni réussissait à inverser la tendance et créait la surprise. Les Haguenoviens ont été rattrapés par leur réputation de conservatisme : en somme, les électeurs ont dit oui à une certaine forme de changement, mais non à la rupture.
Et puis l’euphorie de la campagne s’est estompée… « Il y a un temps pour la campagne et un temps pour l’après-campagne », indiquait le maire fraîchement élu. Après une certaine accalmie, le jeu politique a repris le dessus ces dernières semaines. Alors que Denis Garcia, Luc Lehner et Leilla Witzmann avaient déjà trouvé leurs marques, Hugues Heinrich, le contrecoup de sa défaite digérée, s’est signalé à nouveau en cette fin d’année au conseil municipal. L’opposition n’a visiblement pas l’intention de laisser les coudées franches à Claude Sturni.

J.-M. J.

Réagissez à ces articles sur le blog de la rédaction de Haguenau : http ://haguenau.dna.fr

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déc 28 2008

28 décembre - DNA Haguenau

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Les Echos :

Patrick DEVEDJIAN à HAGUENAU

Patrick Devedjian, ministre chargé depuis peu par Nicolas Sarkozy de la mise en oeuvre du plan de relance, sera de passage à Haguenau mardi 30 décembre dans le cadre d’un déplacement en Alsace. En début d’après-midi, l’avocat et ancien numéro 1 de l’UMP se rendra dans le quartier Saint-Joseph pour y découvrir le projet de requalification urbain en cours mené de concert par la commune et l’office d’HLM Opus 67.

DNA du dimanche 28 décembre 2008

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déc 14 2008

14 décembre 2008 - DNA Haguenau

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La bataille commence

La phase d’observation est terminée au conseil municipal de Haguenau. Mercredi soir, lors de la dernière réunion des élus de la ville, les débats ont été vifs, pour la première fois depuis les élections du printemps et l’élection de Claude Sturni.
Sur chaque dossier sensible, l’opposition, toutes tendances confondues, est montée au créneau. Hugues Heinrich, Denis Garcia, Luc Lehner et Leilla Witzmann ont attaqué la majorité tant sur la forme que sur le fond, réitérant parfois leurs questions, montrant même par moments une certaine cohésion contre Claude Sturni et ses adjoints, qui ont dû se montrer plus offensifs que par le passé.
Dans une ambiance que les ténors de chaque équipe ont toutefois su garder courtoise, la tension a atteint des niveaux que l’on avait pas vus depuis longtemps dans la salle des conseils de l’hôtel de ville. La démocratie locale ne s’en porte que mieux.

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déc 13 2008

13 décembre 2008 - DNA Haguenau

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« L’impôt n’est pas une honte »

Lors de la réunion du conseil municipal de Haguenau, mercredi soir, le maire Claude Sturni a laissé entrevoir une possible augmentation des taux d’impôts locaux pour faire face à la crise. L’opposition s’insurge.

C’est un budget de crise que se prépare Haguenau pour 2009. La situation financière de la commune, présentée mercredi soir lors du débat d’orientation budgétaire par la majorité municipale, paraît pour le moins étriquée : « A moins de réduire significativement le volume des investissements, ou d’interrompre le fonctionnement de certains services publics, il est nécessaire d’explorer les voies d’un renforcement des ressources budgétaires », a déclaré Jean-Michel Staerlé, adjoint aux finances.

« Commencer à diminuer l’emprunt ?
Il était temps… »

 Le budget 2009 devrait toutefois se traduire par un niveau d’investissement « très élevé » de 17,3 millions d’euros destiné à « soutenir l’économie locale ». Mais la majorité affiche aussi une « volonté de ralentir l’endettement de la ville » : 10,5 millions d’emprunts sont prévus, contre 15,9 millions en 2008.
 Dans ce contexte, le maire Claude Sturni a clairement laissé entendre qu’une augmentation des taux d’imposition était envisagée dans les années à venir. « Je ne suis pas loin de penser que nous devrions augmenter les impôts, mais sans que cela touche pas les plus démunis », a-t-il indiqué avant d’ajouter que qu’« il y a des moments où l’impôt n’est pas une honte ».
 Le conseil municipal a d’ores-et-déjà adopté une augmentation de la taxe sur l’électricité, qui passe de 4% à 8%. L’opposition a voté contre cette mesure (lire l’encadré). Et ses quatre représentants ont vivement critiqué la politique économique de la majorité. « La Ville aurait dû participer à un plan de relance local, avec un programme d’investissements d’envergure, a déclaré Denis Garcia. Vous pilotez à vue (…). Nous payons aujourd’hui les conséquences d’une politique menée pendant 19 ans, et que vous avez soutenue. » Pour Leilla Witzmann (PS), « c’est le résultat d’une gestion que l’on nous avait pourtant toujours présentée comme saine ». « Commencer à diminuer l’emprunt ? Il était temps…, a lancé Hugues Heinrich (UMP). Je ne comprends pas où on va. Nous devons savoir quelle vision nous avons pour demain. » « Nous sommes dans la continuité de l’ancien mandat. Je ne sens pas de nouvel élan », a conclu Luc Lehner.

« Il faut rester modeste
face à la crise »

 « Je n’entend pas d’alternative. Vous dites “Il faut faire plus”, “il ne faut pas augmenter les impôts”, mais il n’y a pas de proposition, a répondu Claude Sturni. Je maintiens que nous ne souhaitons pas réduire le cap des investissements. Il faut rester modeste face à la crise, et avoir un discours de rigueur sur le fonctionnement de la municipalité. La majorité fera tout pour que le budget 2009 soit à la hauteur des enjeux. »
 Denis Garcia rejoint toutefois la majorité sur un point : la responsabilité de l’Etat dans la situation des finances locales. Jean-Michel Staerlé a indiqué que « les dotations de l’Etat n’ont quasiment pas évolué ces dernières années », et que ses « concours financiers connaissent un repli inquiétant pour les finances locales ». « L’Etat fait un grand écart entre les moyens qu’il nous donne et les ambitions qu’il a pour nous en matière d’investissement », a déclaré Claude Sturni.

 

Aurélien Poivret

Réagissez à cet article, et à l’installation de caméras de vidéosurveillance à Haguenau (DNA de hier), sur le blog de la rédaction : http ://haguenau.dna.fr

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déc 12 2008

Samedi 12 décembre - DNA Haguenau

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Polémique sur l’Agenda 21

La commune de Haguenau a décidé la mise en oeuvre d’un Agenda 21, programme destiné à lancer de nouvelles actions en matière d’environnement, d’économie et de politique sociale. Sa mise en place a provoqué une vive polémique au conseil municipal.

Comme Colmar s’apprête à le faire, la ville de Haguenau a voté mercredi à l’unanimité du conseil municipal la mise en oeuvre d’un Agenda 21. Il s’agit d’une réflexion globale à mener sur les mesures à prendre dans trois domaines : environnement, social et économie. Les objectifs sont notamment de lutter contre le réchauffement climatique, de renforcer la cohésion sociale et de créer les conditions d’un développement durable.
 Le projet devra être élaboré en 2009 avec un comité consultatif, un comité technique et un comité de pilotage. Ce dernier aura la mainmise sur le dossier, et c’est sur sa composition que l’opposition s’est élevée mercredi soir.

Un délai beaucoup trop court aux yeux des quatre groupes

 Le maire Claude Sturni a proposé un siège - sur sept - pour l’opposition. La proposition du maire est intervenue quelques heures avant la réunion du conseil municipal. Un délai beaucoup trop court aux yeux des quatre groupes qui la composent. « Ce n’est pas à la majorité de fixer le mode de désignation du représentant de l’opposition, a affirmé Luc Lehner. En une semaine, vous auriez pu nous contacter pour que l’on ait le temps de décider sereinement. Appeler le midi pour le soir est un peu cavalier. » « C’est assez choquant », lance Hugues Heinrich (UMP), en parlant de « condescendance », et de « déni de démocratie ». « Ce n’est pas très constructif », a poursuivi Leilla Witzmann (PS). Seul Denis Garcia, magnanime, a dédouané Claude Sturni en évoquant « une maladresse ».
 Du coup, l’ensemble de l’opposition a boudé la place qui lui était réservée au sein du comité de pilotage. Les sept sièges seront donc occupés par la majorité. « J’ai décidé que ça valait la peine de vous appeler, a expliqué Claude Sturni. J’aurais très bien pu le faire il y a deux jours, ou vous le proposer au moment même de la délibération. »

 

 Mercredi soir, le conseil municipal a, en outre, adopté le contrat de ville moyenne qui lie la commune et le conseil régional.

1,7 million d’euros en faveur de trois projets

 Ce dernier versera 1,7 million d’euros en faveur de trois projets : l’acquisition-reconversion du quartier Thurot, la restructuration de l’espace de la gare et la redynamisation du centre-ville. « Trois thèmes prioritaires sur lesquels on peut avancer dans les deux ans à venir », selon Claude Sturni.
 Justement, l’opposition s’est inquiétée de ne pas être au courant d’éventuelles nouveautés. « Doit-on comprendre que l’indétermination règne ? », s’est aussi interrogé Hugues Heinrich. Selon le maire, aucun projet déjà ficelé n’est dans les cartons, mais, pressé de questions, le maire a répété vouloir, pour Thurot, « un éco-quartier mixant logements et activités », ainsi qu’un « espace de restauration au rez-de-chaussée de la Douane ». Quant à la Vieille-Ile, le parking devrait subsister « quelques années encore » mais pas à long terme. Enfin, « il n’y a pas de projet concernant le parc de l’Horloge », a indiqué le maire.

 

Aurélien Poivret

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déc 11 2008

11 décembre 2008 - DNA Haguenau

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Dix-sept caméras en ville

Le conseil municipal de Haguenau a voté hier la création d’un système de vidéosurveillance. Dix-sept caméras vont être installées, dont sept en zone piétonne.

La municipalité de Haguenau vient d’engager un tournant majeur dans le domaine de la sécurité. Alors que la Ville considérait la vidéosurveillance avec une certaine suspicion ces dernières années, le conseil municipal a voté hier, à l’unanimité, l’installation de dix-sept caméras de surveillance dans les rues de la commune.
 Dans le vocabulaire municipal, le projet est baptisé « système de vidéoprotection », plutôt que vidéosurveillance. Il verra la mise en place de trois caméras aux abords de la gare, deux sur le parking Vieille-Ile, cinq sur celui du quai des Pêcheurs et sept dans la zone piétonne, de la place de Neubourg au Fossé-des-Tanneurs en passant par la Halle aux Houblons, le secteur Barberousse et le parking du Musée historique.

Dissuasion, prévention,
et résolution

 Selon Pierre Fenninger, ce système permet « une couverture des zones les plus exposées aux risques de délinquance de voie publique, mais également une couverture visuelle des manifestations se déroulant au centre-ville (fête du Houblon, Fête de la musique, L’Humour des Notes…) », représentant « 30% des faits déclarés à Haguenau » actuellement. L’adjoint à la sécurité ajoute en outre que « les caméras permettent de gérer la circulation », et qu’il n’est pour l’heure « pas envisagé » d’exercer une surveillance « 24 heures sur 24 ».
 Les images récoltées seront envoyées au commissariat de police de Haguenau, et la Ville étudie d’ores et déjà des possibilités de « collaboration » avec d’autres partenaires, comme la SNCF ou le conseil général. « Il est exclu de filmer des lieux privés », a déclaré Pierre Fenninger, expliquant que ces caméras ont pour objectif « la dissuasion, la prévention, et la résolution judiciaire de certaines affaires ».

 

 L’opposition, toutes tendances confondues, s’est félicitée de ce projet. Hugues Heinrich (UMP) et Luc Lehner ont toutefois demandé de veiller à « une augmentation des effectifs de la police nationale » pour gérer le système de vidéoprotection.

Un projet de 444 000 euros
financé à 55% par l’Etat

 Haguenau suit ainsi le projet gouvernemental, lancé en 2007, de multiplication par trois le nombre de caméras de surveillance en France d’ici fin 2009. La commune y avait rapidement souscrit, profitant de la création d’un fonds interministériel pour lancer une étude préalable. Le coût de l’installation des dix-sept caméras est aujourd’hui estimé à 444 000 euros. Il sera financé à 55% par l’Etat, que le maire Claude Sturni s’est félicité d’avoir, sur ce dossier, « à nos côtés ».

 

Aurélien Poivret

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août 01 2008

” Un « sarkozyste de l’UMP » sur Facebook

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Article paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 7 septembre 2008

Les échos :
” Un « sarkozyste de l’UMP » sur Facebook

Au début de l’année, à l’occasion de la campagne des municipales, Hugues Heinrich avait largement fait preuve d’une utilisation habile d’Internet. Le fils de l’ancien maire Alphonse Heinrich avait notamment orchestré son arrivée sur la scène politique haguenovienne en lançant, début 2007 déjà, un site qui lui était consacré (www.hugues-heinrich.com).
Ce dernier avait ensuite laissé place à un deuxième site, www.heinrich08.com, où le candidat de droite développait ses propositions et, via des petits clips vidéo, se montrait parfois très incisif à l’égard de ses concurrents.
Arrivé en tête au premier tour, Hugues Heinrich avait finalement été battu par Claude Sturni. Depuis cette déconvenue, le désormais conseiller municipal d’opposition a réactivé son premier site, où il commente régulièrement, sous forme de blog, l’actualité locale et nationale.
Mais c’est désormais sur un autre support virtuel qu’il se montre très actif. Sur son « profil » Facebook - le « réseau social » qui a connu cette année un développement météorique et rassemble aujourd’hui plusieurs millions d’utilisateurs à travers le monde -, celui qui se définit comme « sarkozyste de l’UMP » totalise plus de 250 amis.
Cette présence dans le monde virtuel est-elle à nouveau le signe d’ambitions bien réelles ? Mystère… Il n’y a pas d’échéance électorale avant les régionales, en 2010. Mais Hugues Heinrich a déjà montré qu’il savait s’y prendre à l’avance…”

www.dna.fr

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