Nous sommes tristes d’avoir eu raison : la majorité censure les débats !
Nous avions dénoncé une censure de nos propos et de propos indélicats du maire à l’occasion de la précédente séance du Conseil municipal (celle du 18/12/2008). En effet, un échange entre le maire et votre serviteur ne figurait pas au procès-verbal de cette séance.
Au cours de cet échange le maire avait évoqué « un troisième round » pour parler de ce que nous appelons nous un troisième tour de table dans le débat. Je lui avais répondu qu’il ne s’agissait pas d’un « combat » mais d’un « débat » (lire le compte-rendu de la séance du 18/12/2008 dans ce blog).
Notre intervention en séance n’a pas laissé le choix au maire et il a fallu ressortir du placard la vérité des propos tenus par l’un et l’autre. Sans doute très embarrassé d’avoir révélé ainsi sa conception bien agressive du débat, le maire a fait corriger le procès-verbal, à contrecœur certainement.
Mais hier soir à l’ouverture de la séance, au moment d’adopter le procès verbal, pas un mot du maire pour reconnaître et regretter la censure qu’avait honteusement exercée la majorité !
Nous avons donc pris la parole pour dire que nous ne sommes pas heureux d’avoir eu raison (il y a bien eu censure !!) mais que nous sommes, au contraire, bien tristes pour tous les citoyens de cette ville que de telles méthodes soient mises en œuvre pour tenter de museler l’opposition et faire disparaître des propos regrettables du maire.
Nous avons émis le vœu que ce type de pratique ne se répète pas à l’avenir !

Pour preuve, vous lirez ci-dessous l’extrait du procès verbal confirmant notre version des choses et mettant en évidence les regrettables propos du maire que la majorité a cherché à dissimuler.

Pour plus de lisibilité voici les propos échangés figurant dans le PV ci-dessus :
M.le Maire Claude STURNI :
« Je ne sais pas si le débat doit se poursuivre, mais je veux bien ouvrir un troisième round. »
M.Hugues HEINRICH :
« Va pour le troisième round. Je ne sais si l’image est … enfin c’est un choix que je n’aurais peut-être pas retenu. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un débat, pas d’un combat ! Allons-y ! »
Forcé de reconnaître un réel manque de transparence, le maire répond : « On aurait aussi pu très bien ne rien dire ! »
Après un travail remarquable, Bernard DILLMANN est parvenu à prouver que des montants budgétaires avancés par la majorité concernant divers types de travaux (voirie, assainissement, etc.) étaient erronés et il en a apporté la démonstration en séance même.
Il a notamment montré que certains budgets de travaux comprenaient en fait des montants d’études (séparés habituellement des travaux pour des besoins de transparence et de lisibilité) qui gonflent artificiellement le montant des travaux (on se souvient que la majorité a augmenté les impôts pour, prétendument, réaliser des projets !). Il a aussi prouvé que certains budgets de travaux avaient déjà été votés en 2007 mais n’avaient pas été utilisés et qu’ils sont simplement reconduits cette année.

A la suite, nous sommes intervenus pour dénoncer le manque de transparence en disant que ces informations, établies par Bernard DILLMANN, auraient pu être mentionnées dans la délibération, sans attendre que nous les découvrions en procédant à de véritables fouilles. Précisément la transparence aurait voulu que les choses soient dites plutôt que dissimulées et couvertes par le silence.
A cette interpellation le maire nous a répondu : « on aurait pu très bien ne rien dire » !!
Tout naturellement, nous avons repris la parole pour dire combien il est « choquant » que le maire tienne ce discours et avons lancé : « Monsieur le maire vous ne pouvez pas tenir de tels propos dans cette assemblée ! ».
Nous laisserons chacun apprécier la considération du maire pour la démocratie et les Haguenoviens, nous laisserons chacun apprécier l’importance que le maire accorde à la transparence de l’action municipale.
Retards des travaux de la Place Barberousse : le grand néant !
A première vue la délibération en question n’était pas d’une grande portée. Il s’agissait d’augmenter le contrat d’un intervenant du chantier de Barberousse. Rien de totalement anormal en apparence.
Pourtant, la cause de cette augmentation était présentée dans la délibération comme étant des retards dans le chantier.
Nous nous sommes donc empressés d’interroger la majorité pour connaître :
1) l’origine de ces retards,
2) le nombre de semaines exact de retards,
3) les mesures de rattrapage mises en œuvre par la mairie,
4) la responsabilité éventuelle de l’entreprise dans ces retards.
Résultats des courses, aussi invraisemblable que cela puisse paraître :
1) l’origine de ces retards : quand on connaît ne serait-ce qu’un peu le métier on comprend vite que l’explication donnée par la majorité ne tient pas : elle a évoqué des retards dus aux travaux de bâtiments en particulier de palplanches (sorte de fondations en quelques sortes) du parking Barberousse. Or on ne réalise pas les travaux définitifs de voirie et de réseaux avant les travaux de fondations. Il était donc tout à fait normal et prévisible qu’une large majeure partie des travaux de voirie et réseaux soit réalisée après coup
2) le nombre de semaines exact de retards : aucune réponse de la majorité !!
3) les mesures de rattrapage mises en œuvre par la mairie : aucune réponse de la majorité !!
4) la responsabilité éventuelle de l’entreprise dans ces retards : sur la base de la non-explication donnée plus haut, l’entreprise est dédouanée. Soit.
Tout naturellement, il serait peu dire que nous étions stupéfaits, une nouvelle fois, de la façon dont nos questions sont prises en compte par l’équipe du maire, ou plutôt de la façon dont elles ne le sont pas.
Illuminations de Noël et CAP : la majorité à deux doigt de se noyer dans un dé à coudre !
Au moment d’évoquer le budget d’éclairage public, sur la base d’une question pertinente mais très simple de Bernard DILLMANN, le maire et son équipe se sont perdus dans des considérations liées à la prise en charge ou non par la CAP d’une partie des frais des illuminations de Noël, peut-être faut-il peut-être ne faut-il pas, etc.
Nous avons par conséquent rappelé que l’enjeu considérable de cette question est l’attractivité de la ville, que cette attractivité est d’intérêt général et que la seule entité porteuse de cet intérêt général est la municipalité. Par conséquent, avons-nous poursuivi, c’est à elle (avant toute autre personne !) qu’il appartient d’être motrice dans cette affaire, c’est à elle qu’il appartient d’avoir des projets, de se montrer innovatrice et créatrice, c’est à elle de se donner les moyens de faire et d’assurer cette attractivité, avant tout autre acteur, fut-il associatif.
Pour un peu la majorité oubliait tout ce pan de sa responsabilité exclusive et se noyait dans un dé à coudre.

Quartier Thurot : il faut cesser d’être à la traîne !
Nous poussions récemment, sur ce site (lire post du 14 février 2009 ci-dessous), le maire à se réveiller et à saisir l’occasion offerte par l’Etat pour enfin proposer un projet sur le Quartier Thurot. La question a été portée en Conseil municipal par Luc LEHNER qui a engagé, à raison, le maire à se lancer dans un projet véritablement concerté.

Nous en avons profité pour presser à nouveau le maire à enfin prendre la main dans cette affaire. Nous avons constaté qu’une première impulsion était intervenue mais nous avons regretté qu’elle soit venue de l’Etat (et non la ville) avec l’accord de la Garde des Sceaux pour la réalisation d’une Cité judiciaire.
Il s’agit donc, avons-nous poursuivi, de cesser « d’être suiveur » dans cette affaire et de « prendre la main », « le meilleur moyen d’avancer étant de faire des propositions avec des vrais plans de composition ». A cet égard il faut noter que rien n’a été soumis au Conseil municipal à ce jour malgré toutes nos demandes répétées, ainsi que celles de MM.LEHNER et GARCIA.