Archive for octobre, 2009

oct 18 2009

Conférence de presse commune de l’opposition de HAGUENAU

Published by sarkozyste under Revue de presse

Article des DNA du jour, suite à la conférence de presse commune de l’opposition à Haguenau :

L’opposition exprime son « ras-le-bol »

Mercredi soir au conseil municipal de Haguenau, la délibération portant sur l’acquisition de terrains au quartier Thurot a poussé l’opposition (*) à quitter la salle. Hier, Hugues Heinrich, Denis Garcia, Luc Lehner et quelques uns de leurs colistiers ont tenu une conférence de presse pour revenir sur la signification de leur geste et exprimer leur « ras-le-bol ».
C’est en quelque sorte la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Les trois leaders de l’opposition de droite au conseil municipal de Haguenau sont vraiment en colère. « Nous en avons discuté avant le conseil municipal et nous sommes arrivés à la même conclusion pour dire que c’était inadmissible », expliquent-ils.

« Tenus à l’écart »

Mercredi soir, Hugues Heinrich, Denis Garcia et Luc Lehner ainsi que leurs colistiers ont quitté la salle du conseil municipal de Haguenau au moment où était évoquée l’acquisition de terrains au quartier Thurot. A la lecture des documents transmis par la majorité municipale, les élus de l’opposition ont estimé que le projet était bouclé d’avance et qu’ils avaient été tenus sciemment à l’écart de tout débat le concernant. D’où leur sortie spectaculaire qui est, selon eux, l’expression d’un « ras-le-bol ».
« Nous sommes systématiquement tenus à l’écart des décisions et mis devant le fait accompli », ajoutent-ils, en évoquant aussi les projets de restructuration de l’espace gare et de la voie de liaison sud. « Ce n’est pas juste une saute d’humeur ! »
Un manque d’information et de consultation qui le dispute au « mépris », disent-ils. « Il ne faut pas oublier que nous sommes nous aussi les représentants des Haguenoviens, complètent Hugues Heinrich, Denis Garcia et Luc Lehner. A travers nous, le maire se moque d’une bonne partie de la population. C’est grave ! » De plus, les élus de l’opposition reprochent à Claude Sturni de ne pas mettre ses actes en adéquation avec ses paroles : « Il déclare vouloir travailler avec nous mais, dans les faits, ce n’est pas le cas. »

« Un comité de ville »

Bref, à leurs yeux, tout cela n’est pas bon pour le débat démocratique local, alors que Haguenau se retrouve à la croisée des chemins avec des décisions à prendre lourdes de conséquences pour son avenir. « Il faut que le maire apprenne à travailler avec l’opposition, soulignent-ils encore. Nous voulons apporter notre contribution. La balle est désormais dans son camp… »
Et de lancer un appel à la création d’un « comité de ville » qui réuniraient élus et représentants de la société civile. Une instance de concertation qui pourrait constituer une force de proposition pour les grands dossiers urbanistiques en cours de la commune.

Jean-Marc Jankowski

(*) A l’exception de la socialiste Leilla Witzmann.
Édition du Dim 18 oct. 2009

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oct 16 2009

Conseil municipal de HAGUENAU du 14-10-09 : Article DNA

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L’opposition quitte la séance

La discussion hier soir au conseil municipal de Haguenau autour du dossier concernant l’acquisition de terrains du quartier Thurot promettait d’être houleuse. Elle a finalement tourné court. « En colère » et « triste » face aux méthodes de Claude Sturni dans ce dossier, l’opposition - à l’exception de Leilla Witzmann - a quitté la séance.

Le sourire était de rigueur quelques minutes avant le début de la séance. Quelques instants plus tard, difficile d’en trouver un sur les visages des élus du conseil municipal de Haguenau. Et pour cause, le lourd dossier du quartier Thurot était sur la table. L’assemblée réunie hier soir étudiait l’acquisition par la Ville de cinq parcelles représentant une surface totale de 92 306 m², pour un montant de 2 695 000 €. La discussion a finalement débouché sur le départ définitif de la séance de l’opposition, à l’exception de Leilla Witzmann.

Projet de construction de 300 logements

Sur le principe d’achat de ces terrains, destinés à créer un éco-quartier, l’assemblée était unanime. C’est sur la manière que cela a coincé. « Cela fait des années que l’on demande ce que l’on fera de ce quartier. Vous nous répondez : circulez, il n’y a rien à voir, décoche Denis Garcia. Le retour sur terre a été brutal. A ma stupéfaction, la lecture des documents laisse apparaître qu’il y a des discussions. Ça réfléchit, ça bouillonne et il y a des prises de décision. » Un rapport d’évaluation de France Domaine évoque effectivement le projet d’aménagement du site, qui prendrait la forme d’une ZAC : « Une première partie sera consacrée à la réalisation d’un pôle tertiaire et d’équipements publics - groupe scolaire, pôle culturel et de service public, “espace de manifestations” -, avec une ouverture sur la rue de la Redoute pour mettre un accès direct vers la gare et le centre-ville. Une deuxième partie sera dédiée à l’habitat par la construction de 300 logements (collectifs et individuels) et au sein de laquelle une fraction de 72 logements sera conservée par le ministère de la Défense. »
« Ainsi, ce soir nous votons pour l’achat d’un terrain mais également pour un projet déjà à moitié conçu alors que vous nous dites toujours que rien n’est prévu et qu’il faut vous faire confiance, poursuit le leader centriste. Je suis scotché. Vous m’avez bluffé. »

« Ça tient de la manoeuvre, renchérit Hugues Heinrich. Ce projet est ficelé au mètre carré avant même la concertation. Vous vous appuyez sur des études que l’on n’a jamais vues. La méthode est écoeurante. C’est du mépris et du cynisme. »

« Arrêter de nous prendre pour des imbéciles »

Même discours du côté de Luc Lehner qui fustige également la gestion de ce dossier par Claude Sturni. « Silence. Vous ne dites rien de vos réflexions. Avec votre entreprise de communication, l’Agora, vous avez fait croire que vous évoquiez les grands sujets avec les concitoyens. Il n’en est rien. L’opposition vous a proposé ses services pour parler de cet enjeu majeur pour l’aménagement de la ville. Vous nous avez répondu : dormez tranquille. La politique, c’est être transparent, faire partager les projets. Il faut donc arrêter de nous prendre pour des imbéciles. »
Et l’opposition, en guise de protestation, de se lever comme un seul homme et de quitter définitivement la séance. L’assemblée, quelque peu abasourdie par ce « coup d’éclat », tente de reprendre ses esprits. Leilla Witzmann, restée à son siège, prend la parole pour critiquer « cette politique de la chaise vide tout en comprenant leur réaction ». L’élue socialiste en appelle à la « communication avec l’opposition pour ramener la sérénité dans l’assemblée ».

« Moi aussi, je suis triste et en colère »

Claude Sturni, muet jusque-là, semble touché par le flot de critiques. Pour autant, « je ne retire rien. Moi aussi, je suis triste et en colère. J’ai envie de travailler avec l’ensemble des groupes. Il ne s’agit pas d’interpréter et de chercher autre chose. Nous discuterons ensemble de l’avenir du quartier Thurot. »
Et de poursuivre : « Il est important de ne pas monter sur ses grands chevaux et d’être en ordre de marche. Seul le découpage des terrains est écrit noir sur blanc. Pour le reste, il faut travailler. »
Les élus ont finalement voté à l’unanimité le projet d’acquisition des parcelles. Et le conseil a repris son examen des différents points à l’ordre du jour. Comme d’habitude, ou presque.

Amandine Hyver
Édition DNA du Jeu 15 oct. 2009

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